Renforcer la surveillance du trafic maritime par satellite

15 juillet 2014

A partir de 2018, l’ESA va améliorer l’identification et le suivi des navires maritimes à l’échelle de la Terre entière dans le cadre d’un partenariat public-privé avec LuxSpace (Luxembourg) et exactEarth (Canada), signé hier au plus important salon aéronautique britannique.

La gestion actuelle du trafic maritime, basée sur des liaisons radio, est limitée aux zones côtières, et même près du littoral, des trous dans la couverture du signal peuvent exister. A l’origine, le système a été développé pour éviter les collisions, mais il est maintenant également utilisé pour suivre les bateaux dans le cadre de la prévention de la pollution, aider lors de la circulation de matières dangereuses, et  effectuer une surveillance de routine.

L’Organisation Internationale Maritime impose à tous les gros navires, ainsi qu’à tous les navires transportant des passagers, peu importe leur taille, d’être équipés d’un Système d’Identification Automatique (Automatic Identification System - AIS). Celui-ci transmet le cap, la vitesse, l’identification et la position d’un navire à tous les autres navires et aux stations côtières.

Même si l’AIS a été déployé à l’échelle mondiale, il existe une limitation majeure puisque sa portée horizontale est limitée à environ 74 km des côtes à cause de la courbure terrestre. Cela signifie que les informations de trafic envoyées par les balises d’un navire sont disponibles uniquement le long des zones côtières ou de navire à navire.

Les satellites sont une solution : l’identification et la position du navire sont enregistrés par satellite, et envoyés ensuite aux stations au sol pour traitement et distribution.

L’ESA développe « SAT-AIS » en partenariat avec l’Agence Européenne de Sécurité Maritime afin de répondre aux besoins des utilisateurs, notamment ceux des organismes publics, telles que les administrations côtières.

...
Signature du contrat SAT-AISAccess the image

Le contrat de développement pour la Phase-B2/CD d’un microsatellite SAT-AIS, ainsi qu’une option sur un second, a été signé le 15 juillet au salon aéronautique de Farnborough (Royaume-Uni) par Magali Vaissière, Directeur des Télécommunications et applications intégrées de l’ESA, et Jochen Harms, Directeur général du maître d’œuvre principal, LuxSpace SARL (Luxembourg).

« Ce programme est un excellent exemple d’un partenariat public-privé, conduit par l’industrie, pour le développement et l’exploitation d’une constellation de microsatellites, » remarque Mme Vaissière.

Pour ces services de nouvelle génération, LuxSpace va concevoir et construire en vue d’un lancement en 2018 le microsatellite d’une taille de 60 x 60 x 70 cm et d’un poids de 100 kg.

« Ce programme représente pour LuxSpace une étape importante pour développer sa ligne de produits pour le marché commercial et institutionnel mondial, » déclare Jochen Harms.

L’opérateur canadien exactEarth est responsable de la définition de la mission, du segment au sol, du lancement et des opérations. L’accord entre l’ESA et exactEarth a été signé à Farnborough par Magali Vaissière et Peter Mabson, Président d’exactEarth Ltd.

 « Cet accord représente une étape majeure dans le développement d’un système de pointe de surveillance maritime pour l’Europe, et prépare le terrain pour une collaboration à long terme entre l’ESA, LuxSpace et exactEarth, » observe M. Mabson.

 "En vertu de cet accord, exactEarth fait des investissements majeurs en Europe à travers sa filiale exactEarth Europe (située à Harwell, Royaume-Uni), qui sera propriétaire de ces satellites, les exploitera, et développera des applications maritimes de pointe pour le marché mondial."

Donnez votre évaluation

  • Actuellement 5 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 4.8/5 (8 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Vues

2297